Congrès des Entreprises d’Utilité Sociale Territoriale organisée par Coorace

Quand chaque jour, tu te lèves pour aller au boulot, parce qu’il y a en toi un SENS profond à exercer ce métier, dans cette Entreprise… Que tu cherches à être utile autant que possible, à l’Autre, aux Autres, à la société…

Quand tu te dépasses chaque jour pour aider le mieux possible, que tu gardes en toi vivante la foi et la confiance en une société plus inclusive… et que tu te réalises par là-même…

Tu es sans doute un acteur social engagé pour une économie solidaire, une entreprise à impact qui pense « humain » avant tout.

De retour du Congrès des Entreprises d’Utilité Sociale Territoriale organisé par Coorace, l’envie pour nous d’agir n’a jamais été aussi forte. WUNJO n’a été créé et n’est animé que par l’envie de contribuer à ce projet politique qu’est l’Entreprise inclusive.

Notre voie : accompagner, appuyer celles et ceux qui y œuvrent au quotidien … pour qu’ils prennent soin d’eux-mêmes … pour qu’ils cultivent, chacun.e et tous.tes, une vie de travail positive … pour qu’ils performent dans leurs activités et réalisent au mieux leur Mission.

Merci à : Elsa Audurier qui a fait un travail formidable pour l’organisation du Congrès, ainsi qu’à Emilie Ouchet et Marlène Trézéguet et à l’icône des Hauts de France Charlotte Millereaux
à Anne Lise GARANDEL de ANCV et Marine Boyer de Chorum pour la co-animation vivante et passionnée de notre causerie QVT
à Damien Abraham et Gourdel Genevieve pour leur appui et leur ambition d’éducation populaire au sein des SIAE en matière de QVT
à Eric Dessez et Christophe Lemoine pour leur regard affûté sur le lien entre Amélioration Continue et qualité de vie au travail
à Sylvia Ricci et Eric Beasse Béasse qui ont vu en WUNJO une voie qualitative de progrès pour leurs adhérents
à chaque adhérent.e que nous avons eu le plaisir de rencontrer, de revoir, de découvrir « en vrai »
Et enfin un grand merci à ma consoeur Valérie DELANDE pour sa présence et représentation de WUNJO pendant ces 2 belles journées.

Mention spéciale à Monsieur Scribe pour les illustrations.

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WUNJO a conçu, en partenariat avec Coorace, la délégation nationale des Entreprises d’Utilité Sociale Territoriale, le 1er parcours de formation dédié à la Qualité de Vie au Travail.

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Bourrage Papier : Retour d’expérience

Nous avons eu le plaisir de jouer notre comédie pédagogique sur le bien-être au travail le 16 novembre à Toulouse pour 120 collaborateurs.trices de VINCI Energies France Industrie Ouest-Atlantique & Pacifique.

Une belle heure de représentation théâtrale, suivie d’un temps de partage avec le groupe sur les idées majeures véhiculées dans la pièce :
> L’impact de l’estime de soi dans nos postures relationnelles au travail : les rapports de pouvoir, la quête de reconnaissance et les scenarii du mal-être au travail qui en découlent
> Les difficultés de communication dans les interactions professionnelles : la capacité à être Présent, la place de l’écoute, l’empathie et l’expression émotionnelle
> Le rapport entre les sphères pro & perso de notre vie : la porosité de notre façon d’être, la contagion évidente, la conciliation des temps et de l’attention que l’on porte à chacune de ces parts de notre quotidien
> Les comportements des Travailleurs.ses : la bienveillance managériale, les déviances nées des peurs, les fuites et occasions de réagir et de reprendre soin de soi et des autres
> …

Si 40% ont déclaré avoir « vraiment apprécié », le même volume de participants recommande « à 100% ». 

Nous sommes heureux de contribuer à faire avancer la conscience de soi, l’envie d’être responsable, la quête permanente d’une vie professionnelle au maximum bienveillante.

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En organisant au sein de votre Entreprise une représentation de « Bourrage Papier », vous offrez à vos équipes un vrai bon moment, mais aussi un cadeau bourré d’enseignements sur Soi et sur l’Autre, et de clés pour améliorer l’expérience de la vie au Travail.

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Le bien-être du dirigeant : est-ce un sujet ?

On parle du Bien-être au Travail, on en parle de plus en plus. Le sujet de cette attention est, d’un point de vue théorique, les « travailleurs.ses ». Dans la réalité des faits, ce sont les salariés qui sont adressés. On n’y parle très peu du dirigeant, on n’en parle même…. Jamais.

Pourquoi le Bien-être du Dirigeant n’est-il pas un sujet ?

 Le statut peut contribuer à expliquer « rationnellement » les choses. 80% des Dirigeants sont « TNS » (Travailleurs Non Salariés), gérants d’entreprises souvent patronymiques.

Pour ceux-ci, jusqu’à ce que les réformes santé – travail ne les considèrent (l’an dernier), pas de suivi médical par les Services de Santé au Travail, pas de prévention à leur égard si ce n’est profiter des messages adressés aux équipes salariées.

Il n’y a pas de cadre juridique, d’obligation réglementaire de surveillance, de prévention, d’accompagnement pour les dirigeants non-salariés. Au mieux, leurs assureurs ont bien fait leur métier, les couvrant par des contrats IJ (Indemnités Journalières), Homme-Clé… On notera que certains rares experts comptables (vus souvent comme les « médecins de famille » du dirigeant) sont sensibles au sujet, et prennent la parole pour alerter leur interlocuteur-client sur son état.

Alors qui peut traiter le sujet,
si ce ne sont pas les organes officiels de prévention et la loi ?

Les syndicats et réseaux patronaux ont un cœur de métier axé sur le lobbying, le business, l’information bien fréquemment d’ordre réglementaire, et sont des organes de lien social et d’entraide pour les dirigeants bien souvent isolés. La question de leur santé est rarement abordée, parce qu’elle n’est pas un passage obligé… et soyons honnête, parce qu’elle n’est pas évidente à aborder, parce qu’elle touche l’intime.

Culturellement, il y a un vrai « hic ». Liée à l’image du patron. Ce héros, demi-dieu, qui est tout sauf la « victime » à considérer et protéger. Il est fort, il est entrepreneur, il fonce, il n’a pas droit à l’erreur. Voire pire, c’est un « bourreau », un méchant, un égoïste… qui a les moyens de prendre soin de lui.

Dans la réalité, le taux de suicide pour mal-être au travail est plus important chez les dirigeants que chez les salariés, mais cela se sait peu. L’agriculture fait exception, on en parle davantage, mais le paysan éveille une affection plus naturelle chez les français qu’un patron de boîte d’informatique ou la nana qui tient une boutique dans une zone commerciale. Alors des services se montent depuis quelques années, pour « quand c’est quasi trop tard », en mode curatif et secours (comme Apesa lié aux Tribunaux de Commerce). C’est bon, c’est bien, ça grandit… mais encore une fois on est sur une vision pathogène de la santé au travail des patrons, et pas dans la prévention – l’éducation, la sensibilisation… l’avant, quoi.

Et puis, « si c’était un sujet, ça se saurait » : il n’y a pas ou peu d’études pour donner de l’importance à la question du bien-être du dirigeant. Les mutuelles commencent à s’y mettre (Harmonie en 1er), on évoquera l’observatoire Amarok initié par Olivier Torres qui est très actif et médiatise autant que possible, et quelques réseaux de dirigeants (en 1ère ligne, le mouvement des patrons humanistes, le CJD) et syndicats (Medef) commencent à s’y mettre. Des centres d’étude (Cairn Info), à la marge. Et puis des fer de lance, comme Philippe Rodet, ou certains médecins du travail qui ont ouvert les yeux sur le sujet et décentré leur attention de la seule considération pour la cause salariale. J’oserais même aller jusqu’à dire que certains syndicats salariés commencent à considérer la systémie de la situation, et établir un lien entre la santé de leur boss et de leur cible initiale, leurs adhérents.

Dans les réponses glanées à la question initiale : « Pourquoi le Bien-être du Dirigeant n’est-il pas un sujet ? », on entend aussi que le profil-même du dirigeant est une explication.

–       Majoritairement masculin, ce métier, des hommes avec moins de « yin » c’est-à-dire moins tourné vers leur monde intérieur, moins expressif sur leurs émotions…

–       Beaucoup de techniciens parmi les dirigeants, à qui l’on n’a pas appris lors de leurs écoles technologiques / d’ingénieur les éléments majeurs de la psychologie humaine, qui n’ont pas dans leurs plans de formation de modules de développement personnel… (c’est presque drôle à écrire, tellement cela semble irréaliste de l’imaginer).

–       Alors que tout l’entourage déverse sa projection de personne « forte », le dirigeant s’applique cette obligation morale, comme s’il s’auto-imposait d’être fort, d’être un modèle… Et lorsque certains ont une valeur « exemplarité » puissante, le besoin interne de tenir le coup est encore plus actif. Alors, hors de question d’oser dire « ça va pas »…

 Et puis tout ça, c’est aussi un peu de la faute des dirigeants ! Eux qui sont bien souvent seuls, taciturnes sur leurs ressentis et inquiétudes, pas habitués à demander de l’aide, à faire savoir leur vulnérabilité. Oui, s’ils la ramenaient davantage, le sujet se saurait davantage.

 Alors, … au Dirigeant d’être responsable de lui-même ! Comme tout travailleur. Et à lui d’implanter le sujet dans le paysage.

 

Pourquoi c’est non négociable d’avoir un patron en bonne santé ?

On ne pose pas cette question, c’est fou. Soit le dirigeant se débrouille avec sa santé, soit on constate qu’il l’a perdue. Pourtant, la santé du dirigeant est un sujet majeur, j’ose : stratégique.

Portons d’abord un regard humaniste :
sur la personne physique
qu’est ce chef d’entreprise.

N’a-t-il pas droit à une considération humaine tout simplement ? Celle du respect de sa vie.

N’est-il pas un travailleur lui aussi au sein de son entreprise ? Contribuant à l’atteinte des objectifs collectifs et à la réalisation de la mission de l’entreprise ? Dont la valeur ajoutée est donc dans l’équation de la masse productive….

Et enfin, le travail doit-il être un lieu de souffrance pour lui ? N’a-t-il pas droit à un équilibre entre l’énergie accordée aux efforts et le plaisir qu’il en retire ? Etre patron le condamne t’il à laisser sa santé ?

Et puis portons un regard plus intéressé : sur la personne morale qu’est l’Entreprise.

Le peu d’études réalisé a démontré que la santé de l’entreprise était directement liée à la santé de son dirigeant. Un patron qui déprime, la boîte plonge. Un patron en colère, la boîte vit des crises. Un patron absent, et l’entreprise boîte (pardon pour l’humour douteux). Car l’état du patron génère un impact opérationnel et économique évidemment, sur les performances de sa boutique.

Et n’oublions pas que l’entreprise est un regroupement d’Hommes. Que l’état de son chef a un impact social, sur le bien-être de l’équipe, de l’équipe rapprochée en 1er lieu, mais de l’ensemble du personnel infine. Un patron qui n’a plus d’énergie et qui n’y croit plus aura de franches difficultés à maintenir la motivation des troupes.

 

Alors on fait quoi ?

1.    On sensibilise les dirigeants : on les éveille, on les cultive, on leur dit et répète qu’ils sont un sujet pour la société et pour eux-mêmes.

–       On leur suggère une démarche personnelle à base de lectures, de formations, d’échanges. On les invite à des conférences, des congrès, des séminaires où on parle de ce sujet tabou.

–       Et puis on utilise l’obligation légale en matière de prévention santé-travail, ou les encourage à s’inscrire dans la démarche de leur entreprise en matière de QVT – comme nous pouvons le faire chez Wunjo.

2.    On les invite à s’interroger, à procéder à des évaluations pour mettre de la hauteur, de distance sur leur situation. A mettre de l’objectivité dans la subjectivité.

–       Certains auto-tests sont proposés depuis peu. Beaucoup orientés « moral » (comme celui très récent de la fondation Entreprendre) ou « détection du burn-out » (valables quelque soit le statut, avec en référence la militante Marie Pezé)

–       Le corps médical stricto-sensu qui reçoit et accompagne des êtres humains dans leur sphère professionnelle est aussi là pour ouvrir le champ de la considération de la santé, abordant le vécu du travail, reroutant de plus en plus vers les professionnels du champ psychosocial (coach et psychologues).

Nous, intervenants en santé-travail, rêvons que chaque dirigeant se fixe – ne serait-ce que – 3 ou 4 indicateurs de son état de santé, et les surveille régulièrement, façon ‘hygiène vitale’. Et s’ouvre à écouter son entourage, tant personnel que professionnel, faisant preuve de bienveillance à l’égard de son proche, au statut de dirigeant.

3.    Enfin, on les invite à agir. A s’imposer une hygiène de vie, autour de l’équilibre nécessaire à leur survie et à leur qualité de vie. A se former, autant que nécessaire, pour combler le gap de culture et de sensibilisation au sujet. Et à se faire accompagner, autant que possible, pour élargir leur vision des choses et les possibilités d’activation de leviers.

L’ère COVID a épaissi le trait de la question du bien-être. En général. Donc aussi en particulier pour nous autres, dirigeants. Ensemble, faisons en sorte que ce sujet soit considéré comme une question de société.

Merci à COBATY Tarn-et-Garonne et à son Président, Fabrice Vales, d’avoir posé le sujet et créé l’espace de la discussion avec ses adhérents. Et d’avoir ainsi créé l’impulsion d’écrire cet article, militant je le concède, engagé et exposant ma vision personnelle du sujet. 

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Nous sommes partenaires de la Fédération nationale de l’ESS-IAE, Coorace !

Nous sommes fiers de faire partie des partenaires ++ de la Fédération nationale de l’ESS-IAE, Coorace ! Et de contribuer à faire avancer la précieuse question de la Qualité de Vie au Travail dans cet univers sensible qu’est l’Inclusion.

En 2022, une petite dizaine d’Entreprises d’Utilité Sociale et Territoriale vont pouvoir intégrer la 1ère promotion de formation à la QVT, et ainsi muscler leur compétence à être – et rester – des Entreprises où il fait bon vivre et travailler.

Un cursus de formation mixte dans ses formats (du présentiel & du distanciel, de la visio & de l’e-learning, de l’inter & de l’intra, des focus métiers & des sessions mixant les fonctions, du petit collectif d’apprenants & du grand groupe…), qui favorise le co-développement et les regards croisés, avec des approches pédagogiques originales … même inédites ! Qui s’étale sur 6 mois, permettant d’intégrer les apprentissages, de les mettre en application, de grandir en collectif et infine de performer.

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WUNJO a conçu, en partenariat avec Coorace, la délégation nationale des Entreprises d’Utilité Sociale Territoriale, le 1er parcours de formation dédié à la Qualité de Vie au Travail. 


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Notre pièce de théâtre pédagogique : Bourrage Papier

Parler du bien-être au travail peut sembler gnan-gnan.
Parler du mal-être au travail n’est pas sexy, et peut même faire peur.

Pourtant ces sujets sont plus que jamais d’actualité. Alors, comment les aborder ? Quitte à aller regarder un peu à l’intérieur ce qu’on vit, à observer nos situations de travail… on a tous envie de passer un bon moment.

Chez Wunjo, nous avons résolu l’équation avec plusieurs formats originaux, sensibles, qui permettent de toucher le coeur des travailleurs.ses, de générer des prises de conscience, et de libérer la parole.

L’un d’entre eux est notre pièce de théâtre pédagogique. Une comédie où pendant une grosse heure, le public est immergé dans le quotidien d’un couple – lui, patron inconscient de sa posture malveillante, et elle, secrétaire dévouée qui se maltraite.

Les répliques claquent, le public rit jaune.
Les rebondissements s’enchaînent, le public voyage dans leurs vies et introspections.

Et puis, à l’issue de la représentation, toujours un temps d’échange, de débat, … et parfois, des remises en scène avec la technique du théâtre-forum.

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Etre reconnu au travail : un besoin vital

Le besoin de reconnaissance est universel. L’homme doit se sentir sécurisé dans son environnement social, et se construit en fonction du regard des autres, de leur posture, de leurs jugements. Un “pouvoir” bien souvent trop confié à l’extérieur de Soi, mais dont la valeur reste cruciale pour se sentir à sa place dans un collectif, pour avoir le sentiment d’ “être quelqu’un”, de mériter d’avoir son rôle.

Si toute personne de l’entourage professionnel a clairement un rôle à jour en la matière, le manager occupe une place stratégique. Il incarne le référent dont l’on attend l’évaluation de notre sacrosainte “valeur” : la nôtre en tant que personne, mais aussi celle de nos efforts ou encore de nos résultats. 

Or, valoriser la singularité d’un collaborateur, employer le bon langage de la reconnaissance, l’user avec sincérité, et ainsi contribuer à donner corps et sens à des activités de plus en plus dématérialisées… sont des challenges humains auxquels ils ne sont pas souvent éveillés, ni formés.

> Découvrez un article qui traite de ce désir de légitimité sociale de manière très intéressante. 

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WUNJO a mis en place Les « Causeries QVT » qui sont des moments privilégiés à vivre en petits groupes, en présentiel ou en distantiel.
D’une durée de 2H à ½ journée, ils ont été conçus de manière à être accessibles à tous profils, empruntant l’approche de la ludo-pédagogie et du coaching d’équipe.
Animées avec bienveillance et plaisir par des experts, l’on y vit à la fois des prises de conscience, une montée en connaissances et compétences et un temps de cohésion sociale car toute la causerie s’appuie sur le vécu personnel des participants.

Cultiver la diversité fait-elle de l’entreprise un milieu inclusif ?

 Suite à la matinale organisée par FACE Grand Toulouse le 10/11/2021, j’ai le plaisir de partager cet article dispensant mon point de vue sur l’Entreprise inclusive et ses pratiques. 

N’hésitez pas à commenter sur notre post sur Linkedin pour alimenter le débat… Car il ne s’agit ici que de ma représentation du sujet, la vôtre m’enrichira. 

1.    Qu’est-ce qui fait de l’inclusion un sujet si attractif dans le milieu professionnel ?

  • Les entreprises se demandent comment faire pour nourrir une double intention : PERFORMANCE et BIEN-ETRE. Ce qui devient l’exigence des travailleurs.ses, a longtemps été vu comme la quadrature du cercle… Les études se multiplient pour faire connaître le lien étroit entre une culture d’entreprise encourageant la diversité et l’inclusion ET l’engagement, la productivité, l’innovation et le bonheur au travail, ainsi que la santé.

Cf Boston Consulting Group (étude sept 21) sur 1600 salariés dans 16 pays

  • En parallèle, le contexte réglementaire pousse les entreprises à être davantage inclusives, en tant qu’actrices de la cohésion sociale.  
    – Depuis le traité de Rome de 1957, une succession d’une dizaine de lois… On y parle de la diversité comme le mélange des différences, comprenant l’égalité des chances, et la lutte contre les discriminations.
    – Le dispositif juridique s’étoffe jusqu’à notre jour, il couvre tous les champs de la vie professionnelle. On parle désormais d’inclusion, depuis 2010 environ. Et la RSE commence à être bien connue, avec son volet Social & Sociétal.
  • Le Monde évolue, pour ne citer que quelques exemples : le business est de + en + international donc multi-culturel, la place des femmes s’affirme, l’homosexualité est de mieux en mieux acceptée, les jeunes générations veulent une meilleure conciliation de leur vie pro/perso et n’ont plus le même rapport à la hiérarchie… L’entreprise s’ouvre à la diversité, et est + en phase avec la réalité de la société.
  • N’oublions pas non plus les problématiques nombreuses de recrutement des Entreprises qui les pousse
    – à s’ouvrir à des profils moins « classiques », pour élargir le champ des possibles
    – et à bichonner leur marque employeur où la diversité a la côte, notamment auprès des jeunes générations et des travailleurs.ses qui ont une sensibilité sociale.
  • Et enfin, si l’Entreprise a fait globalement d’énormes progrès sur la prise en compte de la santé-sécurité physique et psychologique des travailleurs.ses, l’inclusivité est encore un aspect difficile à aborder. La période actuelle, avec la crise sanitaire qui a créé de la distance au sein du personnel, demande une accélération sur ce champ.

 … TOUT POUSSE LES ENTREPRISES A DEVENIR DE + EN + INCLUSIVES. Il s’agit d’une tendance prégnante de notre époque, et presque d’une obligation de survie.

2.    Qu’est-ce qu’une « entreprise inclusive » ?

Traditionnellement, on considère que l’entreprise « inclusive » est celle qui cultive la diversité au sein de son personnel.

Rappelons qu’il existe 3 catégories de « diversité » humaine :

o  La diversité visible : la culture, l’origine ethnique / la race, la nationalité, le genre, le handicap mental & physique ;

o  La diversité invisible : l’instruction, les expériences de vie, la situation familiale, le statut socioéconomique … à laquelle je rajoute la neuro-diversité / atypicité ;

o  Les autres dimensions : l’orientation sexuelle, la religion, la langue.

Et là, la loi s’en mêle et les entreprises déploient des politiques inclusives.

L’entreprise « inclusive » s’applique l’image de la Biodiversité, condition sinequanone de la survie et du développement de la nature.

  • Elle ne laisse pas de côté celles.ceux qui sortent de sa « norme », elle leur donne leur chance.
  • Et même mieux, elle voit la diversité comme une force pour son organisation – pour l’aventure humaine et pour la performance des équipes, faisant sienne la prise de parole de Saint-Exupéry : « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit. »
  • Et elle la valorise concrètement, dans les comportements et dans sa communication tant interne qu’externe.

Concrètement :

> Cela se traduit par des quotas en matière d’embauche externe, ou des annonces attirant une main d’œuvre diversifiée

> Ou en interne, des offres de missions encourageant clairement des profils moins « classiques » à rejoindre les projets

> Elle s’engage dans des stratégies proactives en faveur des minorités

> Elle forme ses managers à encourager la mixité dans les équipes, varier les profils

> Elle organise des missions de sensibilisation au sein de l’organisation, notamment aux biais inconscients / préjugés

> Elle veille au maintien dans l’emploi des seniors

> Elle alloue des ressources dédiées aux personnes en situation de handicap

> Elle rédige des chartes de la diversité, signe des accords et fixe des objectifs formels

> Elle s’investit dans des actions luttant contre les discriminations, de soutien des profils vulnérables…

Mais une entreprise qui pratique la diversité n’est pas forcément une entreprise « inclusive ». On voit des entreprises adopter des chartes « diversité », respecter les quotas … mais peut-on pour autant dire qu’elles sont inclusives ?

La diversité va permettre

une insertion socioéconomique

pour des profils « issus de la diversité »,

d’un point de vue quantitatif.

C’est un sujet lié au recrutement.

L’inclusion va agir sur le maintien dans l’emploi, de manière qualitative.

Elle va mettre des moyens en œuvre permettant à chacun de se sentir « inclus », et aux équipes de bien-vivre ensemble.

C’est un sujet de management.

Si la diversité est descriptive, l’inclusion exprime elle une dynamique, un engagement et donc un impact : on passe d’une vision égalitaire à une vision plus intégrative où l’on cultive le bien vivre-ensemble, dans le respect de chacun et la valorisation des différences.

 Créer et maintenir un « environnement inclusif » est évidemment complexe car :

  • ce qui crée le caractère « inclusif » d’un environnement est subtil,
  • être inclusif est une caractéristique très difficilement mesurable & pilotable,
  • et rappelons qu’en matière de vivant, tout peut basculer très vite – dans un sens comme dans un autre !

Ainsi, au-delà de cultiver la diversité au sein de son personnel, l’entreprise inclusive prend soin du « sentiment d’inclusion » de ses collaborateurs.trices.

3.    Le Sentiment d’INCLUSION, c’est quoi ?

 C’est avant tout une notion individuelle, subjective.

Il s’agit du sentiment d’être accepté en étant/restant soi au travail (liberté d’être authentique), sans avoir à cacher une « partie de son identité ». Et quand on parle d’une « partie de son identité », on va au-delà de ces marqueurs qui parlent de typologies de situation personnelle (de type handicap, origine ethnique, genre…), c’est plus subtil…

Le travailleur.la travailleuse ne se sent inclus à 2 conditions : si il/est …

1      Se sent appartenir à son collectif de travail, accepté, respecté  > « je me sens intégré »

2      Vit une expérience positive au sein de ce groupe, c’est-à-dire qu’il se sent valorisé et encouragé à participer pleinement, qu’il sent qu’il peut / a le droit de ressentir & d’exprimer ses envies, ses peurs, ses opinions sans risquer d’être dé-jugé / dévalorisé > « je me sens libre »

Regardez ces quelques exemples, à la lecture votre cœur vous dira très vite si vous vous sentez « inclus » ou « exclus ».

1.   Lors de ma prise de poste, on a mis 1 mois à me créer un accès sur le serveur de fichiers partagés

2.   Tout le monde me dit bonjour en souriant le matin

3.   Mes collègues ne m’invitent pas ce midi à déjeuner dehors avec elles

4.   Mon responsable valide systématiquement mon adhésion avant de lancer un nouveau projet

5.   Je n’ose pas donner mon opinion en réunion

6.   Je n’ai pas de difficulté particulière à demander de l’aide

7.   Je ravale mes émotions plusieurs fois par jour, je fais surtout attention de ne rien montrer

8.   Dans le cadre de nos projets, je suis force de proposition dès que je peux

On comprend bien que

le sentiment d’inclusion parle

d’une lutte contre la peur ancestrale du rejet, d’un besoin de sécurité psychologique à la croisée du besoin d’appartenance et d’estime.

 La souffrance psychologique sociale était dite comme la pire par Freud, car l’homme – animal social par excellence – croit profondément que les autres hommes sont là pour l’aider à vivre… et il est intolérable de penser qu’ils peuvent l’empêcher de vivre.

 Alors comment agir favorablement et restaurer cette sécurité psychologique ?

4.    Comment prendre soin du sentiment d’INCLUSION ?

 De qui est-ce la responsabilité ?

–     La personne morale qu’est l’Entreprise en tant qu’Employeur, avec à sa disposition un champ d’actions concrètes sur le plan collectif qui est très riche & large.

–     Le management a un vrai rôle à jouer évidemment, cela fait partie de sa fiche de poste.

–     Mais c’est la responsabilité de chacun aussi ! Prendre soin du sentiment d’inclusion de son entourage (collègue, manager, patron !) fait partie du contrat moral d’une relation… et là parfois il suffit de peu de choses.

–     Chaque travailleur.se a un pouvoir insoupçonné, celui d’être acteur.trice de sa vie, de décider de prendre soin de soi et notamment de son propre sentiment d’inclusion. Certaines sensibilités amènent des confusions dans la perception des situations et parfois certaines blessures peuvent pousser jusqu’à l’auto-exclusion.

Comment peut-on prendre soin de ce sentiment ?

 1 / Tout commence lors de « l’intégration » :

Rituels & livret d’intégration, présentation valorisante aux membres de l’équipe, tutorat, formation… 

2 / Les choses se poursuivent au cours de la vie dans l’Entreprise :

Il s’agit de viser à un sentiment d’inclusion « pour chacun.e » ET « durable » : être employé.e est une 1ère étape, profiter d’un emploi durable est mieux… et bénéficier d’un emploi durable ET de qualité est l’objectif de tout.e travailleur.se !

Ayons conscience que, comme pour le handicap, il y a des marqueurs visibles, des symptômes du manque de sentiment d’inclusion, et des situations de rejet non visibles, des souffrances internes non exprimées.

  •  Du côté de l’Entreprise 

– donner des moyens pour éduquer (actions de sensibilisation, formations…) à la différence / la curiosité, l’écoute / la communication

– valoriser le personnel dans la communication interne & externe

– actions de soutien aux difficultés sociales, psychologiques, ou d’usage (ex : numérique)

– système d’information ouvert et collaboratif (ex : réseau social d’entreprise)

– égalité d’accès à la formation professionnelle

  • Du côté du Management / pour le sentiment d’appartenance

– mixité professionnelle dans l’équipe

– management participatif, co-décision / co-construction

– une posture rassembleuse, compétence de communication & de médiation

– des temps de cohésion

– …

  • Du côté du Management / pour le sentiment d’estime de soi

– liberté d’expression

– reconnaissance : valoriser la personne, ses efforts, ses résultats

– droit à l’erreur

– absence de favoritisme managérial

– …

  •  Du côté des Collègues

– vigilance, attention réciproque

– soutien

– favoriser le partage des avis sur un dossier

– …

En conclusion…

L’entreprise qui entend prendre soin du sentiment d’inclusion s’engage dans un chantier de transformation qui dépasse l’intégration de personnel issu de la « diversité ».

Si intégrer la diversité relève de la nécessité, prendre soin des présents

est gage de responsabilité.

Une démarche QVT permettra

  1. de mettre ce sujet au débat, d’éveiller les consciences, de partager les besoins et les envies,
  2. d’engager une mesure, d’évaluer le caractère inclusif du milieu de travail, et la différence avec le souhaité
  3. de capitaliser sur les bonnes pratiques, de co-construire des solutions… 

… avec une culture progressive de l’écoute sincère, de la bienveillance, de la liberté d’expression… et la mobilisation des ressources, tant du côté de la personne morale qu’est l’entreprise que des personnes physiques qui la composent.

> Pour (re-)voir le webinaire, rendez-vous sur la chaîne Youtube de Face Grand Toulouse.

 

WUNJO propose des conférences interactives, qui mêlent prise de parole didactique par un expert et techniques participatives.
Elles véhiculent des contenus qui touchent et impliquent le public, qui ressort avec des pistes concrètes de prise de soin de sa QVT.

WUNJO_Documentaire1

Notre série documentaire sur le bien-être au travail

La trilogie « Acteur de mon bien-être au travail » milite pour que l’entreprise soit un lieu où il fait bon vivre… et travailler en diffusant la culture de la Bienveillance et faisant la promotion de la prévention santé-travail.

Alors que tout employeur a des responsabilités de préservation de la santé, chaque travailleur.se a aussi un pouvoir insoupçonné de soin envers lui-même et son entourage. 

Notre série documentaire adresse ce sujet controversé : la capacité de chacun de devenir l’acteur de son propre bien-être au travail, et le contributeur positif d’un bien–vivre collectif.

Notre action militante se veut inclusive, aussi nos documentaires sont-ils proposés en accès libre (Creative Commons). À partager et diffuser dans votre Entreprise sans modération !

> Rendez-vous sur Youtube pour regarder le premier volet de la série.

> Retrouvez la playlist des 15 capsules vidéos courtes pour créer le débat au sein de vos équipes sur la QVT.

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Vous souhaitez en savoir plus sur le premier volet de notre série documentaire ?
Découvrir les parties prenantes ainsi que des capsules vidéos pouvant être utilisées dans vos entreprises afin de créer le débat dans vos équipes sur le sujet du bien-être au travail ?

> Voir la page sur notre documentaire QVT : 

Acteur de mon bien-être au travail

Une série de capsules vidéos afin de créer le débat dans vos équipes sur le sujet du bien-être au travail

Vous êtes dirigeant, manager, chef de projet, animateur d’une communauté ?
Nous avons conçu pour vous une série de capsules vidéos afin de créer le débat dans vos équipes sur le sujet du bien-être au travail.

Animez votre réunion par un temps de qualité sur une question de fond : “Ai-je le droit de me tromper ?”, “Que signifie être bienveillant envers l’autre au travail ?”, “Quel est le sens profond de notre métier ?” ….
Diffusez l’extrait vidéo de quelques minutes, écoutez les visions de vos collaborateurs, apprenez à mieux vous connaître, et faites la démonstration concrète de votre ouverture d’esprit et volonté de bien-vivre ensemble.

> Les 16 capsules vidéo libres d’usage sont référencées sur notre playlist Youtube

Documentaire #1 « Pouvoir personnel & bien vivre professionnel »

Venez à la rencontre de 3 femmes et 3 hommes réunis par WUNJO à l’occasion de sa série documentaire “Acteur de mon bien-être au travail”. Portés par la conviction fondamentale qu’il y a urgence à humaniser l’Entreprise, le documentaire offre un espace d’expression à leur militantisme pacifique.

Après avoir été assistante, consultant, commercial, manager, dirigeant… ils ont choisi de dédier leur vie à la santé au travail, au bien-être des Travailleurs – devenant psychologue, médecin, thérapeute, coach… Avec leur double regard et leurs actions de soin sur le terrain, ils œuvrent à réconcilier performance économique et performance sociale.

Que vivent les travailleurs aujourd’hui ? Sur quoi repose le bien-être professionnel ? Qui est responsable de la qualité de la vie au travail ? Françoise Solomiac, Gérard Moreau, Claire Priquet, Jean-Christophe Solivérès, Myriam Smir et Didier Lechemia vont traiter, chacun à leur manière, la question du pouvoir personnel dans la vie professionnelle en collectif.

Un documentaire réalisé pour Wunjo par BouduProd.